Une Approche Systémique du stress des dirigeants de TPE-PME

Une Approche Systémique du stress des dirigeants de TPE-PME

12 dirigeants ont planché ensemble pour répondre à un enjeu donc personne ne s’occupe [vraiment] concrètement : le stress du dirigeant de petite entreprise. Nous étions à St Brieuc, dans les Côtes d’Armor.

Beaucoup d’institutions représentatives avaient participé aux discussions préalables et permis un sondage très éclairant en amont (réalisé par Audrey Dufour), et le moment était venu de passer à l’action avec un groupe pilote et des professionnels capables de transformer l’essai, et d’aller sur du concret pour répondre aux vrais besoins.

En 2 heures avec la Systémique, co-animées par Julien Raux et Luc Rambaldi, nous sommes passés d’un thème difficile (le stress du dirigeants et ses conséquences nombreuses) à une vision globale éclairante, et même enthousiasmante. Une vision basée (enfin !) sur l’expérience des dirigeants eux-mêmes, formulée par eux-mêmes avec de l’intelligence collective.

Une vision systémique :

  • Rassembleuse,
  • Qui replace l’entrepreneur dans son contexte plus large et ses nombreuses interactions,
  • Qui fait le lien avec les besoins et les ressources de tout le monde,
  • Et qui permet de comprendre vraiment ce dont il s’agit et où agir à la prochaine étape.

Autant dire que les dirigeants présents étaient heureux de voir apparaître ainsi, si vite, le fruit de leur travail commun, de partager enfin sur un thème-clé qui les rassemble et sur lequel il y a tant à faire, un travail qui leur rend de vraies clés et qui ouvre une suite concrète, une Etape 2.

Ils envisagent d’ores et déjà d’ouvrir leur travail contributif aux autres dirigeants qui en ont besoin, sur leur territoire économique.

Un beau moment.

Comment embarquer toute votre entreprise dans votre sillage (surtout quand vous avez besoin de compter sur tout le monde)

Comment embarquer toute votre entreprise dans votre sillage (surtout quand vous avez besoin de compter sur tout le monde)

Avez-vous déjà eu besoin de compter sur vos troupes pour passer un moment délicat de la vie de votre entreprise, et de vous apercevoir avec effroi que vous étiez plus seul(e) que prévu ?

Un moment difficile arrive (un coup dur, une période délicate ou bien une augmentation dangereusement trop rapide de l’activité), et justement, alors que c’est là que vous avez besoin que tout le monde soit sur le pont et s’active clairement pour passer le cap, c’est loin d’être le cas et vous en avez des sueurs froides. Comment faire ?

Vos équipes ne sont pas toujours à la hauteur de ce qu’exige la situation

Vous êtes exigeant avec vous-même et vous donnez beaucoup à votre activité. Et vous aimeriez bien que les autres trouvent naturel d’en faire autant :

  • Vous pourriez alors compter sur toute une gamme de compétences 100% disponibles ;
  • Vous pourriez avancer plus vite, sans avoir à vous retourner toutes les 5 minutes pour voir si les gens sont bien derrière vous et dans la même direction que vous ;
  • Vous pourriez vous appuyer sur leur engagement fidèle et leur sens des responsabilités, surtout dans les moments délicats ou carrément difficiles…

Au lieu de ça, quand les entreprises entrent dans une période délicate à gérer, comme un avion entre dans une zone de turbulences, c’est souvent le moment que l’équipage choisit pour se faire porter pâle, s’entre-déchirer ou revendiquer des choses déraisonnables. Pas bon, tout ça. Ce n’est vraiment pas le moment !

Mais si vous tapez du poing sur la table pour rappeler les gens à l’ordre ou que vous exigez plus de leur part sous une autre forme, alors :

  • Soit ils grognent et vous devez lutter contre eux (alors que vous avez justement autre chose à faire),
  • Soit ils rentrent dans le rang docilement, et alors ils ne sont plus moteurs mais suiveurs craintifs et sans motivation.

Pourquoi c’est si souvent le cas ?

Pourquoi c’est quand tout est facile que les gens sont les plus facilement motivés, et quand c’est plus compliqué et qu’on a besoin d’eux qu’ils sont moins réceptifs et moins bons ?

En fait, c’est une question d’amorçage et aussi une question de conditions à réunir.

1. L’amorçage

Dans un climat de stress, les gens qui travaillent avec vous sont plus facilement stressés… Evidemment… Et des études très concrètes (qui ont d’ailleurs beaucoup intéressé des responsables de programme jusqu’à la NASA) montrent que dans ces conditions, les gens ne réagissent pas comme en temps « normal ». Ils rentrent dans un programme que l’on pourrait appeler : « sous stress ».

Par exemple, une personne peut être agréable et chaleureuse, attentive à vos besoins, stimulée par les projets avec vous en temps normal, mais dès qu’elle est sous stress, elle passe à un mode « si tu m’approches, je te mords », ou se met en mode « reproches » (« la meilleure défense, c’est l’attaque »). Elle en sera désolée plus tard, mais c’est une autre facette de son comportement, à prendre en compte.

Le stress entraîne donc le stress. Même quand, objectivement, les conditions devraient être favorables ; alors évidemment, a fortiori quand elles ne le sont pas…

Vous avez donc un premier levier à trouver pour interrompre ça et pour empêcher que les gens soient inutilement sous stress quand ce n’est pas la peine ; et que quand les conditions extérieures sont plus dures, ils restent en-deçà d’un certain seuil de stress (et donc qu’ils évitent de basculer dans le mode « sous stress » qui vous coûte tant de marge de manœuvre et de résultats).

2. Les conditions générales

Les équipes ne sont pas toujours assez « instruites », un peu comme un programme informatique auquel il manquerait des instructions importantes au bon fonctionnement du logiciel ou même du hardware. Comme ces conditions ne sont pas toujours visibles, vous n’y avez pas forcément pensé, mais vous avez pourtant la main dessus, si vous le voulez.

Certaines règles du jeu peuvent vous tirer d’affaires aux moments cruciaux où vous en avez besoin. Mais :

  1. Quand tout va bien, on ne pense même pas à elles ;
  2. Et quand on a le nez dans le guidon et que tout ne va pas bien du tout, il n’est pas facile d’avoir la disponibilité d’esprit et d’y voir assez clair pour trouver ces règles et les mettre en place.

Voilà pourquoi je vous ai écrit cet article.

Les règles pour compter sur vos troupes le moment venu

Pour profiter de votre investissement sur les gens aux moments où vous avez le plus besoin de compter sur eux, voici les règles :

  1. Ils ont besoin de vous estimer. Ça se cultive, mais vous devriez y arriver 🙂 Toutefois, vos qualités internes ne suffisent pas : il y a des ingrédients relationnels nécessaires pour obtenir cette estime. J’ai récemment écrit un article sur cet objectif (vous pouvez le lire, l’écouter ou le télécharger en cliquant ici). Il s’adresse plus généralement à tous ceux qui prennent des responsabilités dans les entreprises, mais vous avez d’autant plus de raisons d’en profiter vous aussi en tant que Dirigeant(e). Et puis être estimé(e), quand on est chef d’entreprise, ça fait toujours du bien et c’est un juste retour des choses, n’est-ce pas ?
  2. Ils ont besoin que vous soyez rassurant(e). Car que fait le cerveau des gens quand il y a un risque de stress ou un stress avéré ? Il cherche fébrilement un moyen de sortir de cet état. Et le plus court chemin est de se tourner vers quelqu’un de rassurant. Et si vous voulez garder la main, il vaut donc mieux que ce soit vous.
  3. Ils ont besoin d’un pôle de stabilité. Quand tout bouge (parfois même quand ça bouge dans la bonne direction, alors a fortiori quand ce n’est pas le cas), pour savoir quoi faire, on doit savoir où on en est, où sont les repères fiables. Le premier réflexe des gens est de s’accrocher aux branches qui passent à portée de mains. Mais si vous êtes perçu(e) comme le pôle de stabilité, que vous restez fiable et présent(e), égal(e) à vous-même, même dans la tempête, alors les personnes vont avoir la tendance naturelle à se rapprocher de vous et à vous suivre. Ça ne veut pas dire que vous ne pouvez pas incarner le changement, simplement que dans le changement, vous restez un phare indéfectiblement dressé à sa place, un phare qui aide tout le monde à naviguer grâce à la régularité des signaux qu’il envoie.
  4. Ils ont besoin d’avoir une vision assez globale. Pour être des relais efficaces de votre stratégie, ils doivent pouvoir prendre les décisions locales pour appliquer vos décisions globales (c’est la condition sine qua non pour compter sur eux et ne pas tout porter par vous-même), et se comporter de façon coordonnée, dans une direction partagée, pour que chaque effort serve vos objectifs plutôt qu’à contrecarrer ou compenser les actions d’autres.
  5. Ils ont besoin de savoir quelle est leur place. S’ils ont une vision claire de qui ils sont dans l’entreprise, avec qui ils ont à interagir et comment, et sur quels critères clairs ils peuvent évaluer la pertinence de ce qu’ils font, alors vous pouvez compter les trouver là où vous avez besoin d’eux, là où vous avez besoin qu’ils soient. Et pour eux, il est tout naturel d’interagir avec vous de façon bien cadrée, pertinente et efficace.
  6. Ils ont besoin de se sentir utiles et respectés à cette place. S’ils sentent qu’ils font partie de quelque chose de valorisant, qu’ils ont un rôle à jouer, alors ils peuvent vous suivre fidèlement. Même si leurs fonctions ne sont pas très élevées.
  7. Enfin, ils ont besoin d’être libérés de choses moins utiles pourde s’investir efficacement dans ce que vous leur demandez. On a souvent vu des dirigeants confier un projet ou une tâche cruciale à des collaborateurs, sans penser à les alléger suffisamment de leurs dossiers habituels. Si la charge de travail générée ne permet pas de faire du bon boulot, même des gens motivés risquent de se mettre en situation d’échec, en insécurité ou même de se dévaloriser eux-mêmes (et vous devez éviter ça à tout prix, surtout avec vos meilleurs éléments). Souvent aussi, le salarié reste évalué et rémunéré sur des indicateurs liés à ses tâches habituelles, ce qui l’empêche de s’adonner aux nouveaux défis que vous lui confiez parce qu’il y perdrait et serait insécurisé aussi. Pour réussir, vous avez besoin de modifier les règles d’évaluation et d’éventuelles gratifications de ces personnes, pour qu’elles puissent laisser de côté leurs habitudes et se centrer pleinement sur ce que vous attendez d’elles pendant cette période cruciale pour vous. Leurs indicateurs de performance et d’objectifs sont à reformuler dans ce sens, et alors la personne va pouvoir vous donner le meilleur d’elle-même en étant libre de le faire.

Gagnez encore du temps pour y arriver

Vous pouvez réussir à satisfaire beaucoup plus efficacement et rapidement la plupart de ces points en appliquant ce que je vous propose dans l’article « Comment greffer un cerveau de compétition à votre équipe pour 200€ ». (Je vous invite à l’écouter en version MP3 pour gagner du temps, dans les transports par exemple, et à télécharger aussi son PDF pour le garder sous la main).

Pour augmenter l’efficacité percutante de ce que vous allez dire aux gens qui travaillent dans votre entreprise, je vous invite aussi à vous inspirer de l’histoire décoiffante de « La dirigeante de PME qui avait mis tout le monde à ses pieds en 10 minutes ». Là encore, la version audio MP3 et le PDF sont faits pour vous faciliter les choses.

Ce qui va se passer ensuite

En appliquant ces principes puissants issus des meilleures pratiques, vous gagnez sur plusieurs tableau :

  • Vous embarquez votre entreprise toute entière dans votre sens. C’est le rêve de tous les vrais dirigeants, n’est-ce pas ?
  • Vous constatez qu’elle rassemble naturellement les capacités à réussir ce que vous lui demandez.
  • Vous maintenez les gens au-dessous du seuil de stress qui vous ferait perdre la majeure partie de leurs compétences, et vous profitez au contraire de ce qu’ils sont capables de donner face à un vrai défi quand ils sont bien managés.
  • Vous gagnez de la tranquillité d’esprit : parce que vous savez que vous pouvez vous appuyer sur votre entreprise entière, vous pouvez vous alléger vous-même et vous recentrer sur votre propre partition.
  • Vous gagnez de la valeur pour votre entreprise : en réussissant là où d’autres n’y arriveraient pas, vous permettez à votre entreprise de faire un « apprentissage organisationnel » majeur : elle valide qu’elle est capable de répondre efficacement à la période de défis actuelle. Sachant qu’elle a cette capacité-clef, elle sera plus sereine toute les prochaines fois où vous aurez à nouveau besoin d’elle : vous aurez augmenté le capital-compétences de votre organisation (et son capital-confiance), donc les horizons qu’elle deviendra capable de viser et d’atteindre.
  • Votre marge de manœuvre s’en trouvera grandement élargie. A la fois sur votre marché à l’extérieur, et vis-à-vis de vos propres troupes en interne, puisqu’elles auront appris à croire en vous et en elles.
  • Et comme c’est vous le chef d’orchestre, vous gagnerez encore plus l’estime de tous : ce sera encore plus facile pour vous de les embarquer à nouveau par la suite. Et plus motivant, aussi.

Envie de tirer le maximum de bénéfices des capacités réelles de votre entreprise ? Entrez simplement votre email et recevez directement des pépites pour faciliter votre vie de dirigeant(e), chaque semaine.

Comment greffer un cerveau de compétition à votre équipe pour 200€

Comment greffer un cerveau de compétition à votre équipe pour 200€

Si vous vous tapez la tête contre les murs à cause de votre équipe, voici le truc à mettre sur vos murs et qui va vous changer la vie. Dans 14 minutes chrono, vous saurez exactement comment faire. 14 minutes pour régler une question aussi importante, ça, c’est de l’investissement rentable ! C’est parti.

Le problème avec les équipes…

… c’est qu’elles sont livrées sans mode d’emploi. Et souvent en pièces détachées. Sauf que, même si vous n’êtes pas satisfait dans les 15 jours, vous ne pouvez pas les retourner en magasin pour vous faire rembourser ou les échanger contre d’autres modèles plus en phase avec vos besoins. Pourtant, vous aimeriez bien pouvoir compter sur elles. Ça vous permettrait de mieux dormir, la nuit, et d’avoir plus le sourire, le jour. En fait, elles devraient porter vos projets les plus motivants et les plus fructueux, vous devriez pouvoir vous appuyer sur elles. Et au lieu de ça, c’est vous qui portez vos équipes. A bout de bras. Mais ce n’est pas bon pour le dos, votre médecin a déjà dû vous le dire.

Pourquoi avez-vous dû subir ça ?

La vérité, c’est que, probablement, vous n’avez pas une vraie équipe. Vous avez sûrement des gens supers qui ne demandent qu’à travailler pour vous, et ça, c’est vraiment bien quand c’est le cas. Mais ce sont des individus, pas une équipe. Pendant que l’un d’eux travaille dans un sens, un autre s’active dans une direction différente, et parfois opposée, en tout cas pas la même. Le troisième, croyant bien faire, cherche des solutions dans son coin. Le quatrième va faire son possible pour que le job que vous lui avez donné dope sa carrière, mais il n’arrive pas à penser “équipe”, il fait cavalier seul, et les autres, il les tolère et les supporte, pas plus, et encore, s’il a bien dormi la veille et qu’il est de bonne humeur. Le cinquième s’efface en attendant de savoir quelle direction il faudrait prendre, de peur de vous déplaire ou de gaspiller des ressources dans une direction qui ne serait pas la bonne. La sixième pense que vous ne l’aimez pas (à tort ou à raison, mais ce n’est pas la question) et se méfie de la direction prise, quelle qu’elle soit. Etc. Imaginez un corps dont chaque organe irait dans une direction différente des autres. Vous ne donneriez pas cher de sa peau. Eh bien, la majorité des équipe est comme ça. Il leur manque un truc qui leur permette de marcher dans la même direction (celle du succès de votre entreprise). Il leur manque un cerveau. Je ne parle pas du cerveau des membres de cette “équipe” (ou plutôt de ce “truc” qui ne sait pas comment devenir une vraie équipe), je ne parle pas des individus, qui peuvent tous avoir un cerveau brillant à leur manière (même s’ils ne savent pas vous le montrer, ils ont tous 10 à 100 milliards de neurones tout prêts à se mettre à votre service, un vrai trésor caché qui attend d’être (re)découvert !). Je parle du cerveau de l’équipe elle-même. Cette chose sans laquelle vous pouvez toujours espérer des résultats à la hauteur de vos ambitions, vous voyez bien que vous récoltez surtout des frustrations.

  • Le syndrôme du poisson rouge

    Vous est-il déjà arrivé de dire des choses en réunion et même de croire que tout avait été compris par tout le monde, mais sitôt la réunion finie, l’équipe était repartie en vrille ? C’est parce que, sans cerveau, elle est un peu comme un poisson rouge dans un bocal. Ce qu’elle a fait d’un côté du bocal, elle l’a déjà oublié quand elle arrive de l’autre côté. Un cerveau doit permettre de garder une trace efficace de ce qui se passe d’important.

  • Vous est-il déjà arrivé de disposer d’infos de premier choix qui auraient pu donner des décisions et des actions géniales et une montagne de bénéfices pour votre entreprise, mais à la fin de la discussion, personne n’en a tiré quelque chose de cohérent et les bénéfices possibles se sont évaporés un million d’années lumières avant d’atteindre votre compte en banque ? C’est parce que, sans cerveau, les infos ne se relient pas les unes aux autres pour construire réellement quelque chose, donc pas de stratégie, pas d’action d’envergure, pas de résultat réellement motivant.

Vous pouvez tirer infiniment plus du cerveau d’une équipe que d’un tas de cerveaux individuels. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’une entreprise peut faire beaucoup plus de choses qu’une foule d’individus séparés. Et c’est même dans ce principe de coopération efficace des cerveaux individuels au sein d’un cerveau d’équipe que se cachent les solutions les plus incroyables et les bénéfices plus colossaux. Seulement, personne, aucun commercial d’aucune entreprise ne vous a apporté un catalogue de cerveaux tout prêts à être greffés sur ce truc que vous voulez transformer en équipe, et si possible en équipe de compétition.

11 preuves

Vous savez que votre équipe n’a pas de cerveau. Vous le voyez tous les jours :

  1. Si vous lui demandez de parler d’une seule voix, elle n’y arrive pas.
  2. Si vous lui confiez une tâche stratégique, elle part dans un mouvement désordonné.
  3. Elle n’apprend rien. Vous avez beau expliquer certaines choses et les répéter, elle a beau faire des erreurs et même, parfois, des réussites inattendues (certes espérées mais vraiment inattendues… 🙂 ), elle recommence à faire les mêmes erreurs et ne semble pas savoir tirer des leçons ni grandir, en tant qu’équipe. Les gens qui font partie de l’équipe, eux, peuvent accumuler une riche expérience, mais l’équipe reste incapable de valoriser cette expérience, de la propulser, de la mettre sur orbite, d’en tirer de vrais grands bénéfices détonnants.
  4. Si vous espérez qu’elle vous démontre une vraie synergie nécessaire à votre entreprise, une fois sur 2 vous n’obtenez rien du tout de tel, et l’autre fois sur 2 vous constatez une affligeante gesticulation qui s’épuise vite, faute d’un vrai esprit d’équipe. Pas de cerveau, pas d’esprit, il ne fallait pas rêver 🙂
  5. Elle n’a pas d’organes sensoriels. Il peut passer des informations cruciales sur un péril imminent, un défi ultra-motivant ou un évènement qui peut faire grimper votre chiffre d’affaires plus haut que l’Himalaya, elle continue à faire comme si de rien n’était. De quoi expliquer quelques sueurs froides ou quelques coups de chaud que vous avez eu ces derniers temps, n’est-ce pas ?
  6. Si vous lui demandez de prendre une décision, elle commence par se déchirer parce qu’une partie d’elle-même n’est pas d’accord avec une autre. C’est comme si, dans un corps, la tête voulait aller là, mais la main gauche décidait se s’accrocher à un piquet pour ne pas suivre la tête, tandis que le cœur disait que cet objectif de la tête le fatigue d’avance, que les tripes soulevaient qu’il vaudrait mieux résoudre d’abord ce conflit interne, tandis que le pied gauche trépignait sur place en faisant un bruit qui assourdit la tête, et que le pied droit prenait déjà la direction de la porte pour passer à l’action mais sans savoir comment faire ensuite, et, pour couronner le tout, profitant de la pagaille, la main droite se saisissait d’un marteau pour régler discrètement un vieux contentieux avec la main gauche. Vous n’êtes pas prêt d’obtenir de grandes décisions pragmatiques et des actions stratégiques efficaces.
  7. Elle ne sais pas où elle va. Si vous ne prenez pas du temps pour lui dire ou carrément pour la prendre la par main, elle peut partir en vrille en moins de temps qu’il ne faut pour renverser un café sur un contrat fraîchement signé et sur ses chaussures. Dans ces conditions, comment s’étonner que lorsque vous avez une stratégie, chacun dépense du temps dans une foule de détails inutiles, de conflits mesquins destinés à tuer le temps, ou à continuer à faire comme avant faute d’y voir clair sur la seule vraie question : comment faire mieux maintenant ?

    L’ambiance, c’est plutôt souvent ça…

  8. Elle ne sait pas où elle est. Elle n’a pas de vision stratégique. Elle ne comprend pas ce qui peut faire toute la différence entre le succès vertueux et l’échec cuisant (en off, certains dirigeants disent que “c’est flippant”). Si vous lui donnez de quoi accoucher d’une montagne, elle accouche d’une souris. Ça fait cher la souris. Si vous lui demandez de tracer un schéma avec tous les éléments stratégiques dont dépend le succès et la pérennité de votre entreprise, vous pouvez allez boire un n-ième café et faire 2-3 courses, parce qu’elle ne va pas vous pondre quelque chose d’intéressant avant un bon bout de temps.
  9. Elle n’est pas rationnelle. Si vous lui demandez de vous fournir une solution efficace à un problème précis, elle vous pond au autre problème.
  10. De toutes façons, elle ne sait même pas qu’elle est une équipe. Elle utilise le mot dans les conversations, mais elle ne se représente même pas les qualités incroyables, les capacités et les forces dont fait preuve une vraie équipe. Elle n’en a simplement pas l’idée. C’est hors de son imagination. Ça ne vous aide pas vraiment à profiter de ses forces potentielles, même (et surtout !) quand vous en avez justement grand besoin. En ce moment, par exemple…
  11. Bref, la plupart des équipes ressemblent plus à de la gelée de groseilles (vous appuyez d’un côté et tout bouge n’importe comment, sans conviction, puis redevient inerte) qu’à un système intelligent et entreprenant véritablement à votre service.

La solution vous coûtera seulement 200€

C’est alors que je vous propose un investissement matériel surprenant (mais ce n’est pas moi qui vous vendrai ce matériel, alors je vous en parle librement). Son prix est colossal : 200€. Je vous avais prévenu. 🙂 Je sais que c’est exorbitant, mais c’est le prix d’un cerveau. J’ose à peine vous dire à quoi ressemble ce cerveau, vous n’allez pas me croire facilement. Mais bon, j’ai vu tellement de situations terribles se dénouer grâce à ce truc à 200 € que je sais que c’est le meilleur investissement pour arrêter de vous taper la tête contre les murs quand vous êtes avec votre équipe. Vous avez mieux à faire avec vos murs. J’ai tellement été schotché en voyant des tas informes de gens censés travailler ensemble se transformer en surprenantes équipes, que je sais que vous ne reculerez pas devant cet investissement pharamineux 😉 . Même quand ces gens étaient dans de très mauvaises passes ou s’étaient eux-mêmes fourrés dans des situations à faire blêmir le plus téméraire des dirigeants. Même quand les défis étaient énormes et les délais pour réagir minuscules. En fait, les vraies solutions, ce sont celles qui marchent encore quand rien ne va plus ; le reste, c’est du blabla pour consultants standards ou pour vendeurs de bisounours qui vendraient aussi père et mère pour se rapprocher de votre chéquier. Avoir un cerveau d’équipe, ça ne fait pas tout, puisqu’il faudra encore se donner l’occasion de s’en servir. Mais plein de bénéfices concrets deviendront possibles (je vous en parle dans 1 minute 30, un peu plus loin). Le cerveau de votre équipe doit lui permettre de rassembler le maximum d’informations pertinentes. De s’en faire une vraie vision d’ensemble, précise, cohérente. De faire se croiser des infos qui ne servaient à rien seules mais qui deviennent des pépites une fois réunies. De donner à votre équipe une vision efficacement partagée (chaque individu est en phase avec les autres). De rassembler des motivations et des expériences personnelles vers une direction mutualisée (sinon, ce n’est pas une équipe). De tirer quand même profit de chaque spécificité individuelle (sinon, vous perdriez la majeure partie des ressources que vous louez mensuellement sous forme de salaires). De tirer des décisions où tout le monde saura clairement quelle partition il va jouer au service de votre entreprise. Ce cerveau existe. J’en ai un au bureau. Des clients et des partenaires l’ont adopté aussi. Mais c’est un dirigeant (qui, avant de créer sa boîte, avait été un gros cerveau des services informatiques à la Banque Mondiale) qui m’a montré le premier que ça existait, comment on s’en servait pour obtenir des résultats incroyables avec et, surtout, comment tirer des bénéfices concrets de ce cerveau. Je vous reparlerai de ce dirigeant, John, dans un autre article et une rapide vidéo. Allez, ne vous attendez pas à un truc high tech ou en or massif. On parle de 200€. Ce cerveau, c’est un grand mur blanc. Un grand mur blanc sur lequel vous pouvez écrire. Un support qui trouve sa place dans n’importe quelle salle de réunion et même, après 1 usage ou 2, vous voudrez le même dans votre bureau, juste pour vous. Et avec ce truc, enfin l’équipe peut multiplier son intelligence par 10 ou par 100, parce qu’elle devient capable de raisonner visuellement. Elle devient capable de mutualiser les cerveaux individuels pour fabriquer des solutions et des trésors ($$$) dont aucune réunion jusqu’à aujourd’hui n’avait pu accoucher. Elle raisonne beaucoup plus vite, et elle va dans le même sens que vous. Elle garde une trace de toutes les vraies informations utiles (adieu le syndrôme du poisson rouge). C’est fou ce qu’on peut faire avec un grand mur blanc. Comme le disait un dirigeant il y a quelques temps, “Ce qu’on aurait essayé avec des résultats médiocres en 3 heures de réunion, on l’a bouclé beaucoup plus efficacement en seulement 45 minutes !”. De toutes façons, vous le savez depuis longtemps : l’investissement idéal, c’est une toute petite somme pour une énorme rentabilité. Là, vous allez être servi !

Comment passer à l’action vite (et efficacement)

Avant de réunir les gens que vous voulez voir se transformer en équipe de compétition, là, en live, sous vos yeux, vous avez besoin de quelques étapes, mais ça ne devrait pas effrayer des gens dans l’industrie, ni dans n’importe quel autre domaine, d’ailleurs.

  1. Ne dites rien à personne. Faites simplement commander 2 pots de peinture de type “tableau blanc”. Mes collègues ou moi-même vous donnerons des adresses et des liens internet, si vous le voulez.
  2. Parallèlement, baladez-vous dans vos locaux, l’air de rien, sans expliquer à qui que ce soit que vous cherchez le mur parfait en face duquel vous adorerez réunir des gens de votre staff. Même si ce n’est pas très original, ce mur peut très bien être dans votre salle de réunion préférée ou dans un endroit stratégique de vos ateliers. Dès que vous avez fait votre choix, faites poncer ce mur pour le rendre bien lisse, en prétextant que vous aimez la poussière ou toute autre raison après laquelle plus personne n’osera vous en demander plus, même si tout le monde aura secrètement envie de savoir.
  3. Faites appliquer la peinture en respectant scrupuleusement le mode d’emploi, et, le temps du séchage, partez vous ressourcer un week-end sur les magnifiques côtes bretonnes.
  4. Revenez en pleine forme et provoquez une réunion d’une heure sous le prétexte de votre choix. Attention, préparez-vous à ce que cette réunion aille plus vite au cœur du sujet que toutes les autres. Vous n’avez plus de temps à perdre avec des poissons rouges.
  5. Pendant la réunion, imposez que tout soit retranscrit en live sur le mur blanc, avec des feutres de plusieurs couleurs et en grand (en occupant tout l’espace inscriptible), chaque information qui est abordée doit être retranscrite sous forme visuelle ; même les infos contradictoires ou les points de vue différents (c’est une bonne manière d’exploiter les différends au lieu de les craindre). Interdisez les listes, imposez des cercles (ou des patates), des flèches, des traits, et veillez à ce que chaque info soit forcément reliée, par une flèche ou une patate, à au moins une autre info. Là encore, nous pourrons vous donner quelques idées qui font généralement des étincelles. Et revenez régulièrement questionner l’ensemble des informations (ce qui est impossible sans une trace visuelle).
  6. Sur la fin de la réunion, demandez à quelqu’un de venir faire une synthèse des échanges, des infos clés et des décisions prises en s’appuyant sur tout ce qui a été tracé sur ce mur.
  7. A l’issue de la réunion, n’autorisez qu’un compte-rendu visuel (et seulement si un compte-rendu à distribuer est nécessaire, par exemple pour une feuille de route après décision), qui se contente de remettre au propre ce qui a été tracé sur votre magnifique mur blanc (qui n’est plus blanc maintenant, mais rempli de représentations colorées de thèmes importants pour votre entreprise). Si le lieu le permet, n’effacez pas ce tableau avant une prochaine réunion. Et même, si la prochaine réunion porte sur le même sujet, vous pourrez reprendre, modifier, effacer partiellement, vous appuyer sur ce qui aura déjà été tracé.

Sentez-vous très à l’aise avec le fait que les gens vont être un peu déroutés au début, ça n’a aucune importance. Vous pouvez même les prévenir et les rassurer ou en rire avant de commencer. Il vont lâcher un peu de leurs vieilles habitudes et seront obligés de commencer à en adopter des nouvelles. Et puis, c’est un bon moyen pour leur transmettre ce que signifie participer activement à une entreprise : ce n’est pas de tout repos, ce n’est pas le train-train rassurant et soporifique de certaines organisations préhistoriques. Mais vous “risquez” surtout de les voir rapidement prendre à bras le corps ce mode de pensée visuelle, de densifier leurs échanges (rien à voir avec les anciennes réunions poussiéreuses et chia… – pardon, j’allais dire un gros mot que tout le monde a déjà proféré au moins une fois dans sa vie au sujet des réunions, n’est-ce pas ?), de réussir là où ils butaient avant.

Résultats : le terrain parle de lui-même

Comme le disait un responsable d’équipe, sur-diplômé, après un travail d’1 seule demi-journée en équipe avec ce cerveau mural (alors qu’il était très sceptique avant) : “Je ne savais pas que nous étions capables de faire autant de choses, et que ce serait aussi passionnant !”. Ce que l’on constate, ce sont des choses agréables comme :

  • Des gens qui réfléchissent tous dans la même direction (la vôtre, d’ailleurs 😉 ;
  • Des gens qui vous répondent quelque chose de cohérent quand vous les sollicitez, et qui sont vite prêts à passer à l’action ;
  • Vos défis sont relevés avec une intelligence qui fait plaisir à voir ;
  • Des gens qui savent où ils vont ;
  • Une efficacité qui dure dans le temps et une expérience qui se transforme en capital visible pour votre entreprise ;
  • Une dynamique entre des gens, loyale et à votre service ; chacun peut voir où on en est et s’y associer efficacement ;
  • Une équipe qui y voit plus clair et qui vous en remercie.
  • Autrement dit, vous dormez mieux : vous savez que vous pouvez compter sur une équipe qui sait ce qu’elle a à faire et qui est capable de coordonner ses mouvements pour le faire bien.

Et dire qu’il ne faut que 200 € pour amorcer tout ça dès maintenant…

La Machine à Solutions en vidéo

La Machine à Solutions en vidéo

Diriger une entreprise, ce n’est pour tous les jours un long fleuve tranquille !

Puis-je compter sur mon équipe et me sentir soutenu(e) par elle au lieu de devoir la porter moi-même ? Sommes-nous prêts à réussir le défi qui va déterminer l’avenir de mon entreprise ? Mes journées sont-elles vraiment remplies de ce que j’aime faire ? Ai-je du temps aussi à partager avec ma famille, et du temps tranquille pour moi ? Les choses à résoudre avant demain matin vont-elles me laisser dormir cette nuit ?

Ah, si toutes ces questions avaient déjà des réponses, ça se saurait… Imaginez que 95% des problèmes que vous rencontrez trouvent leur solution élégante, motivante et rapide. Imaginez que vous avez une Machine à Solutions…

Commencez maintenant avec cette très courte vidéo animée :

Comment négocier stratégiquement la paix sociale dans votre entreprise

Comment négocier stratégiquement la paix sociale dans votre entreprise

Avez-vous déjà dû négocier avec des partenaires pas toujours constructifs a priori, alors que le bon devenir de votre entreprise en dépendait ?

En mars 2015, j’ai été invité à animer une conférence pour une très grande organisation française, sur le thème de la négociation et de la stratégie. Dès qu’il y a plusieurs parties prenantes, le dialogue social devient à la fois plus difficile et à la fois plus nécessaire.

Voici une approche systémique de la question, déjà partagée des milliers de fois.

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